La Région veut inscrire la cuisine française au patrimoine mondial de l’Humanité
La Région va lancer un grand inventaire de son patrimoine alimentaire et gastronomique. Une étape indispensable pour, un jour prochain, faire entrer la cuisine française au panthéon de l’UNESCO.
Et si demain – tout comme la grande barrière de corail (Australie), l’Alhambra (Espagne) ou le Parc National de Yellowstone (US) - la cuisine Française entrait au Patrimoine Mondial de l’Unesco ! Depuis 2003 et la conférence générale de l’UNESCO ayant adoptée la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, c’est possible.
Le patrimoine culturel immatériel y était ainsi défini : « Pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire (…) que les communautés se transmettent de génération en génération (…), qui leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. » Il n’en fallait pas plus pour attirer l’attention des chercheurs de l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA).
Une des raisons d’être de l’IEHCA (abrité par l’Université François Rabelais de Tours) : « Faire reconnaître la cuisine comme élément essentiel du patrimoine culturel français ; et la communauté scientifique de l’Institut d’estimer que les arts culinaires entrent, par ailleurs, parfaitement dans la définition de l’UNESCO, explique Francis Chevrier, son directeur. Qui est mieux placé que nous, qui sommes d’une part, spécialisés en histoire et culture de l’alimentation, et qui de l’autre, vivons là où jadis Rabelais, écrivait Gargantua ? »
La Région chef de file
« Une grande et belle aventure qui mènerait peut-être notre grande cuisine française au Panthéon du Patrimoine Mondial ! » Tout pourrait donc partir de l’IEHCA - dont les chercheurs sont à la pointe en ce domaine - et de la région Centre qui a contribué à sa création.
Oui mais avant cela, la route est encore longue ! Lentilles vertes du Berry, fraises de Sologne, Pralines de Montargis, sablés de Nançay, vins, viandes, poissons, truffes… la liste semble sans fin ; voilà pourquoi les autres Régions ont en moyenne mis 3 ans à faire leur inventaire. Au tour donc du Centre de recenser ses richesses agro-alimentaires (artisanales et culturelles)… au même titre que l’Auvergne. « Cet inventaire, est le préalable indispensable à la démarche de classement de la cuisine française au patrimoine immatériel de l’Unesco », ajoute Marie Madeleine Mialot.
Une occasion en or pour l’économie du tourisme
Marie-Madeleine MIALOT, vice-Présidente de la Région veut aller encore plus loin… et ainsi profiter de cette occasion, l’inventaire, pour doper l’économie du tourisme en région Centre. Cela passe, notamment, par la création d’une belle assiette de pays « délicieusement région Centre », ou encore par le lancement d’une marque régionale, label gage d’authenticité et de qualité. Des initiatives qui donneront plus de visibilité à nos produits, jusque sur la scène internationale.